1°. / Concernant : « les mystère de la fructification »
Nous avons largement évoqué le sujet à plusieurs occasions récemment : Dans un 1° article publié dans le nouveau bulletin des trufficulteurs de l’association 04. La 2° partie se trouve dans le bulletin d’ automne (N°2).
Ainsi que lors de plusieurs conférences et récemment, pour l’assemblée générale de la Fédération régionale P.A.C.A., à St. Julien le Montagnier.
A la lecture du « Trufficulteur » N° 64 (3° trimestre 2008). Nous avons l’agréable surprise de constater :(page 10, en bas à droite) « Une lueur sur le sexe de la truffe »
Le mycélium de celle ci serait « hétérothalique ». Une découverte aux conséquences importantes sur laquelle nous reviendrons. !!!!!!
De plus : (page 16, colonne 3, 1° alinéa) Il est fait état d’une menace d’hybridation, entre melano et indicum.
« ….. dans un article qui paraîtra en automne 2008, RICCIONI (Italie) et collègues montre que la formation des ascocarpes de T. melosporum requiert la rencontre de deux mycéliums appartenant à deux individus différents. Nous ne pouvons donc pas exclure que T. melanosporum et T. indicum puissent s’hybrider. »
Donc, nouvelle prise de position pour affirmer la situation hétérothallique de notre melano. !!!
Un peu plus loin nous trouvons que « L’I.N.R.A. proposera un typage moléculaire pour la certification des plants mycorhizés. »
D’autres informations récentes et pertinentes sur le sujet, sont consultables sur le site : www.truffe-passion.fr ; Ce qui montre que l’évolution des connaissances intéresse et passionne beaucoup de monde actuellement.
« Il est donc vraisemblable que nos propos sont à la pointe de l’information scientifique. Nous ne manquerons de vous tenir informés, sur ce site, de la suite des investigations à ce sujet. »
Mais en fait les enjeux sont tellement importants sur le plant commercial, que les informations de nature à les contrarier sont publiées au compte goutte. Pourtant, il est normal et nécessaire que les avancées scientifiques soient connues du grand public ; Elles sont le ciment de la recherche, pour encourager les initiatives et stimuler les découvertes.
Gageons que d’ici peu de temps, les progrès de la biologie moléculaire permettront la vérification des filaments mycéliens, issus des mycorhizes, pour démontrer que ceux ci sont porteurs, ou non, des 2n chromosomes, nécessaires à la formation des primordia, (bébé truffes)
Condition indispensable à la procréation, donc à la survie de toutes les espèces.
Le coût de ces contrôles, est peut être un peu décourageant pour l’instant, mais constituerait une forme de garantie certaine de la qualité des plants truffiers proposés. Toutes conditions favorables et indispensables réunies par ailleurs.
C’est cette condition, comme nous l’avons déjà évoqué, qui permettra un jour de voir naître des truffes dans le substrat de plantation. !!. Comme c’est déjà le cas pour les champignons « homothalliques ».
2°./ Une première mondiale aux pépinières ROBIN. ( Le trufficulteur N° 64, page 19).
Exposé présenté par M. Claude MURAT, (I.N.R.A de NANCY),
MM. Gérard CHEVALIER(I.N.R.A.) et Pierre CAMMALETTI ( laboratoire ROBIN).
Après 10 années de recherche, les pépinières ROBIN, parviennent aujourd’hui à maîtriser la production des plants mycorhizés par la truffe blanche du Piémont : « Tuber magnatum » et seront commercialisés des l’automne 2009. BRAVO. !!
M. Max ROBIN, fondateur de la pépinière a été décoré de la Légion d’honneur à cette occasion. Distinction bien méritée et toutes nos félicitations.
Automne 2008, Aimé RICHAUD, Retraité du C.N.R.S.
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